Chapitre IV : "C'est pas ma guerre"
l était 16 heures lorsqu'ils arrivèrent à l'orée du bois. Le soleil était toujours haut dans le ciel ce qui était normal en cette période de l'année. Il était à présent temps pour eux, de se préparer au tournage et de revêtir leurs costumes. Le choix de ceux-ci était très important étant donné que la crédibilité du film reposait dessus. Ludovic, avait choisi de revêtir une combinaison militaire aux couleurs de la Pologne, combinaison empruntée depuis déjà un bon moment pour tourner un autre film, et non rendu pour cause de tournage non terminé. Son équipement était complété par une paire de rangers. Cyril, lui, avait opté pour un débardeur style camouflage, un bermuda beige ainsi qu'une paire de baskets type skateur, et pour compléter le tableau, une superbe paire de lunettes empruntées à Harry Potter. Florian qui avait beaucoup de goût, avait pour sa part choisie lui aussi un débardeur camouflage, un pantalon kaki et une paire de grosses chaussures justes pour donner de gros coup de pied. Enfin, Thomas avait pour sa part le costume le plus resplendissant. En effet, il lui fallait une tenue qui fasse automatiquement penser à un méchant pas gentil. Et pour cela, il était évident qu'un poncho, une casquette et une paire de gants de ski ferait parfaitement l'affaire. Tout ceci n'est peut-être pas très intéressant, mais pour eux, cela dura tout de même une demi-heure (pire que des filles diront certain ). La redoutable équipe était à présent prête à commencer. Il leur fallait à présent trouver un lieu de tournage. Ils se mirent en mouvement, arborant fièrement leur tenue. Ils arrivèrent alors près d'un vieux moulin où se trouvait une fontaine magique. Là, s’abreuvaient d'étranges personnes qui n'avaient pour seul but que de tourner en rond pendant des heures. Ils profitèrent de la fontaine pour terminer le déguisement de Florian. En effet, étant un gros dur dans l'âme, il ne pouvait pas ne pas avoir un tatouage. Il fit donc un vœu et la fontaine lui offrit non pas un mais trois tatouages. Voyant le miracle opéré, Cyril voulut aussi faire un vœu. Ni une ni deux une des étranges personnes qui tournait en rond et qui portait un short bleu très très court s'approcha de lui en courant. Ni une ni deux il annula son vœu. Nul ne saura jamais le souhait formulé. Ils repartirent ensuite chercher un lieu de tournage.
près plusieurs minutes de marche intensive ils trouvèrent enfin leur bonheur. Un lieu assez dégagé, rare pour une forêt, et où les êtres magiques devaient avoir l'habitude de manger, vu que des tables y étaient installées. Ils commencèrent alors à tourner les premières scènes du film. La première scène fut la présentation de l'équipe Soldier Force composé du colonel Kirby, du soldat Ryan de Palma et du sergent John Matrix. Cela ne fut pas aussi aisé que prévu, en effet il était difficile pour des êtres aussi exceptionnels de trouver des mouvements qui pourraient les rendre ridicule. Mais la tâche fut accomplie au la main car avant tout ils étaient des professionnels. Vint ensuite la première véritable scènes avec des cascades. Celle-ci se déroulait aux alentours d'une des tables. Le but était très simple. Il fallait qu'ils franchissent un obstacle par différents moyens. Cyril commença l'épreuve en décidant de passer en dessous, en rampant à travers différents détritus comme du verre pilé ou encore des mines antipersonnels. Florian, en grande forme ce jour-là, comme à l'accoutumer en fait, décida de sauter par-dessus obstacles. Il prit alors un léger élan puis se lança dans les airs, fit un soleil suivi de deux roulades avant et d'une roulade arrière avant de retomber aussi léger qu'une plume de l'autre côté. Quant à Ludo, récemment revenu de son stage en haute montagne, il décida de descendre en rappel, ce qui ne lui prit que cinq minutes. Un véritable exploit. Remis de leur forte émotion, remplit adrénaline, il était temps de tourner la première scène d'action ainsi que l'apparition du « tueur camouflé ». Thomas était prêt. Il était prêt à en découdre. Et malheureusement Cyril allait bientôt s'en apercevoir. Il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre, en tout cas pour ce qui concernait son personnage « le colonel Kirby ». Sûr de lui, il était parti seul en éclaireur traversant sans encombre la dangereuse forêt. Mais il ne fut pas assez prudent et Thomas surgit dans son dos et le tua sauvagement à l'aide de différents outils. Les deux survivants ne purent que constater les dégâts. Il était là, adossé à un arbre, des morceaux de bois aussi large que des troncs le transperçant de part en part. Il n'eut pas le temps de dire qui avait fait ça et mourut tel qu'il avait vécu : rapidement. Ils prirent alors conscience de l’absurdité de la guerre puis oublièrent aussi vite. La scène était bonne et fut donc gardée. Ils allaient tourner une nouvelle scène lorsque le portable de Cyril se mit à sonner.
À suivre : chapitre V : " Un repos sans fin "
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emis de leurs émotions, nos trois héros décidèrent de se pencher plus en avant sur le scénario original de l’œuvre original qu’ils s ‘apprêtaient à offrire au monde originel. Mais à ce moment leurs estomacs se mirent à crier famine. L’instinct de survie qui les habitait, les poussa vers un lieu où les pèlerins pressés avait l’habitude de se repaître rapidement. Cette modeste taverne était dirigé par un célèbre écossai du nom de Ronald Mc Donald, qui fit fortune en délaissant sont précédent travail d’amuseur public pour celui de tavernier, non sans succès. Une fois la table dressée à coup de fouet et la bouche pleine de condiment tous plus délicieux les uns que les autres, les idées fusèrent de toute part. « Houai ! On n’a qu’à faire un truc du genre, deux soldats perdu dans une forêt avec un type qui les poursuit pour les tuer ! », un autre « on pourra même faire deux versions, une sérieuse et l’autre comique » où encore « il faut une scène de combat entre le héros et le méchant sous la pluie ! » et tous en cœur « ha ouais c’est sur ! ». Mais à ce moment précis un nouveau problème se posa. S’il y avait deux héros et un méchant et qu’ils n’étaient que trois, qui tiendrai la caméra ? Cyril préférant filmer plutôt que jouer, et la place des gentils étant déjà prise par les deux autres, il restait à trouver le méchant. Une seule personne leur vint à l’esprit. Nous pourrions l’appeler le terrifiant, le diabolique, le psychopathe, le fou dangereux, le grand malade, mais ils avaient l’habitude de l’appeler « Thomas ». Ne perdant pas une minute, ils lui envoyèrent un message à l’aide d’un pigeon voyageurs pour l’inviter à les rejoindre. La réponse ne se fit pas attendre très longtemps. Il était évident que Thomas avait reçu le pigeon puisqu’il revint avec la patte portant le message arraché. L’autre patte portée sa réponse écrite en lettre de sang (certainement celui du pigeon) : « OK ». Une fois leur repas terminé, ils partirent sur les routes pour retourner prendre des accessoires chez les deux frères dont le bandana de Ludovic.
out commença par une chaude matinée d'été, où le soleil était déjà présent depuis quelques heures, assommant les oiseaux, les empêchant ainsi de chanter comme à leur habitude. Certain dirons que ce n'était pas le soleil mais bien cette journée, qui deviendra historique, qui les rendis muet. Il était dix heures du matin quand Cyril et Ludovic arrivèrent à bord de leur véhicule noir, noir comme la nuit, signe de mauvais présage. Ils sont frère, Cyril étant l’aîné, et il est facile de l’admettre car les deux sont assez semblable. Tous deux sont grand, blond aux yeux bleu, bien bâtis et ont un certain succès auprès de la gente féminine. Ceux qui les connaissent diront que tout ceci est faux, je dirais juste qu’ils sont médisants. Ils arrivèrent, oui, mais où ? Dans une petite ville pittoresque du nom de Le Crès. Cette ville proche de Montpellier est ce que l’on peut appeler une ville dortoir, où les seules animations se trouvent lors de la fête du village qui consiste à vomir sur son plus proche voisin. Enfin bref… Ils se rendaient en fait chez l’un de leur ami, Florian, l’investigateur de cette curieuse journée. Il les attendait de pied ferme, scrutant l’horizon de son regard perçant. Tous ceux qui se souviennent de lui en parlent comme étant quelqu’un de mystérieux, loyale, bon et modeste.

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